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Expositions artistiques
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Expo Chantal Bourseau et Gisèle Sarfati mai 2011

argaiv1994

 

Expo Chantal Bourseau
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« Une peinture de plain champ »
La peinture de Pierre Preneron ne se limite pas à la représentation obsédante de signes qu’ils soient fleurs, fruits ou autres
sujets. La répétition des motifs représente au contraire un autre écho que celui de la nature : les effets mystérieux du geste.
Elle n’est pas non plus l’équivalent d’une fatigue esthétique. Son art n’est ni accumulatif, ni additif, mais le résultat visuel
d’une méditation : la maîtrise de l’infime pour exprimer l’essentiel de son secret.
Pierre travaille les motifs pour observer leur combinaison. De cette interdépendance, naît une solution, « l’évidence de
l’artiste ». Mais cette mise en évidence n’est pas aussi simple qu’elle paraît. Dans son oeuvre ressort certes une « logique
colorée » mais cette démonstration procède d’un équilibre délicat entre deux forces contraires : « les lois de la raison et les
intérêts des sens comme l’écrivait Schiller ».
Les intérêts des sens représentés par un foisonnement de giclures, de zébrures et un éclatement des motifs en bout de toile
qui perd le regard hors du champ du tableau.
Les lois de la raison sont illustrées par des ornements en gros plan et multipliés qui s’alignent par rangées très ordonnées
comme des produits de jardinage. La peinture de Pierre a la diversité d’un champ : rectiligne comme le tracé d’un sillon,
hachurée comme le passage de la charrue. Elle en a aussi les notes. Disciplinée et jaillissante, elle traduit son goût pour la
musicalité des formes et des couleurs et son souci philosophique d’accorder sensualité et spiritualité.
Pierre fait des toiles comme il parcourt des kilomètres à pied. Se connaître, c’est aussi s’oublier. Un oubli de soi-même avec
pour récompense une oeuvre de « plain champ ».
Le peintre Edouard Pignon a dit : « Dans une vie, qu’est-ce que vous pouvez gagner ? Rien de mieux que le désir de vous
battre ».
Pierre bat pavillon, celui de peinture.

Tél. : 09 81 61 19 08

06 43 28 49 26

06 83 10 44 17


www.lemeds.com
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Elisabeth BASTIER Salah CHABANE

Nous avons le plaisir de vous convier au vernissage en musique de l’exposition

d’Elisabeth BASTIER et de Salah CHABANE 

Mercredi 20 octobre à 18h30

www.lemeds.com

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12 rue Saint Jacques – 13006 MARSEILLE

(métro Préfecture ou Castellane)

Tél. : 09 81 61 19 08 – 06 43 28 49 26

06 83 10 44 17

Exposition jusqu'au 30 octobre

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Exposition

2010 : une nouvelle odyssée de l’espace

Exposition jusqu’au 30 octobre

Marqué par l’exil, Salah, artiste kabyle, est arrivé en France en 2001.

Le film de Stanley Kubrick, 2001, l’Odyssée de l’espace est sorti en 1968. Cette année-là, Salah, aujourd’hui âgé de 34 ans, était peut-être  quelque part dans l’espace attendant son heure pour entreprendre un voyage intersidéral et rejoindre notre planète.

A-t-il vu le film de Kubrick par la suite ? Nous l’ignorons.

En tout cas, l’une de  ses toiles actuellement présentées dans la grande salle du Med’s, nous montre une série de caméras aux couleurs vives. Elles se posent sur d’autres toiles figurant sur le mode burlesque des tétines de toutes les couleurs ou des chapeaux d’homme qui sont, pareils à des vaisseaux spatiaux, comme en suspension dans le noir épais de l’univers des rêves les plus fous. Peintre de la mobilité, Salah peut, dans le noir absolu, imaginer tous les objets. Et là, curieusement, ce sont des ombrelles et des parapluies aux belles couleurs qui viennent habiter l’espace dans un mouvement doublement circulaire et vertigineux.

Peintre de la modernité, installé comme un enfant sur l’écran noir de ses désirs les plus secrets, Salah nous fait aussi voyager dans la tradition de la grande Kabylie de son enfance en nous laissant voir, par exemple, des poteries du 13ème siècle dans l’une de ses toiles les plus abouties : celle-ci est parfaitement ordonnée, se présentant sous forme de frises successives et ascendantes illustrant chacune, des générations successives,  les civilisations turque, grecque ou romaine pour finalement exploser dans les bulles multicolores  de la modernité retrouvée.

Confortablement installé dans un fauteuil du Med’s, laissez-vous donc aller et pénétrez dans de nouveaux espaces de perception. Lorsqu’on l’interroge sur les dominantes de son univers interstellaire, Salah parle des bleus qui reviennent souvent. Pure coïncidence ? C’est aussi le Beau Danube bleu qui accompagne la valse des vaisseaux spatiaux en orbite lunaire dans le merveilleux film de Stanley Kubrick.

Maintenant, saisissez votre fauteuil et retournez-le. Vous êtes face à une galerie de portraits disposés en frise sur toute la longueur du mur. L’humanité apparaît dans sa diversité inouïe : espèces existantes, espèces disparues, jeunes, vieux, hommes et femmes rassemblés et observant les toiles accrochées sur l’autre mur. Sont-ils candidats à un voyage intersidéral ? Ont-ils déjà fait le grand saut ? En tout cas, ils font de cette belle  salle du Med’s un gigantesque sas, prélude à toutes les explorations.
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Exposition au Med’s. Le clin d’oeil de 100TONI.

C’est bien simple, en ce moment au Med’s, il faut courir le risque de jongler avec la guerre et la paix dans le monde, de bâtir celle-ci comme on monte un meuble acheté auprès d’une grande enseigne scandinave !

Avec un sens de la dérision ou de l’évidence qui ne semble appartenir qu’à lui, 100TONI s’empare du quotidien, des mots les plus banals, des lettres de l’alphabet, par exemple, pour les détourner en un clin d’œil et en faire, soit un thème de réflexion inattendu, soit une curiosité érotique,  soit encore l’objet d’un fou rire contagieux.

Le clin d’œil s’opère en deux temps. Ce n’est qu’une affaire de tempo. Suivez bien : laissons-nous d’abord interpeller par une image, un tas de lettres, une mappemonde. C’est la première étape et ce n’est pas difficile : le coup de crayon est sûr et précis, les couleurs sont vives et le sujet suffisamment intrigant.

On devine quand même que quelque chose nous échappe. Alors, la seconde étape  consiste à faire deux pas en avant et à découvrir le jeu de mots qui tue, la feinte bizarre, la mise à plat de l’idée, le brillant calembour qui mettent en perspective le propos initial, lui ouvrent de nouveaux horizons, ou le détruisent à tout jamais. Une troisième étape consisterait –il s’agit là d’une option- une fois la réflexion achevée, le sourire disparu ou le fou rire éteint, à revenir sur l’objet pour goûter, à tête reposée, la simplicité mais aussi la richesse du travail accompli.

Quand il l’évoque, son travail, 100TONI parle d’ailleurs de créations.

Création est l’anagramme de réaction, ajoute-t-il avec assurance. C’est bien ça : réaction à un monde souvent absurde, déshumanisé ou violent  mais que la fantaisie de 100TONI vient remplir d’une poésie jubilatoire, tendre ou amère. C’est selon.

Mais une chose est sûre : vous ne sortirez pas tout à fait indemne de cette exposition. 

Au Med’s, 12 rue Saint-Jacques, à partir du 14 avril 2010

 

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